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De l’autre côté du miroir

20 ans devant un écran pour essayer de communiquer avec des êtres humains…

Soit des milliers de jours à rechercher des contacts menant à nos rêves, et des centaines de nuits à rêver d’autres vies. Nous sommes entrés occasionnellement dans le monde des avatars avec Caramail puis Myspace, pour finir aujourd’hui greffés à vif à Facebook, Twitter, YouTube, Instagram et Snapchat. Des résultats parfois positifs nous réconfortent dans cette addiction progressive devenue totale: y trouver l’amour, découvrir le monde à travers les autres, et pour ma part l’indépendance professionnelle et des rencontres musicales que je n’aurais jamais imaginé. Mais ce besoin quotidien d’écho me semble destructeur. Quel est le sens de ces “j’aime” tant convoités ? Se rassurer sur sa personnalité et sa place en société ? Penser que nous sommes utiles ? intelligents ? au-dessus de la mêlée ? J’ai observé trop d’avatars qui ne font que se regarder sans jamais considérer les autres. Beaucoup trop de ces avatars souriants toisent le reste du monde du haut de leur escabot doré, avec une âme grisée par la quête du succès d’estime ou bancaire. Tout est beau chez eux, sans failles, ce n’est donc pas la réalité. Positiver la vie est une bonne chose, mais en délaisser son véritable entourage physique et ses véritables états d’âme est destructeur. De plus, ces réseaux sociaux numériques ne permettent plus aucune visibilité gratuite, donc à quoi bon leur confier tant de notre temps de vie ? Je serai donc désormais moins présent ici car la vie passe à une vitesse fulgurante, et je préfère remplacer ce temps de conquête par l’écriture de livres, de chansons, ma famille et le développement de ma petite entreprise. Ces réseaux sont des médias donc je continuerai de diffuser mes créations ici, mais mon avatar est mort. C’est tomber le masque et partager des émotions qui m’intéresse.

G.No

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